Eclairage

Les journées du courtage : un baromètre des marchés de l’assurance

Entre confiance, perplexité et inquiétude les visiteurs des journées du courtage ont en tous cas renoué avec plaisir avec les rencontres physiques.

Les participants aux journées du courtage affichaient une joie manifeste de se retrouver, d’oublier un instant les visio-conférences et autres webinars. Si chacun s’accorde à reconnaitre leur utilité, ils ont un coté désincarné que les « commerciaux » gens de contacts par excellence n’apprécient que très moyennement. Comme toujours, les courtiers participants affichaient une confiance certaine, reflet d’une situation moins dégradée qu’ils auraient pu le craindre.

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Le conseil en assurance : une vraie prestation avec un vrai coût

La question de la rémunération des distributeurs d’assurance est l’une des questions sensibles des prochains mois. Entre l’hypothèse de l’interdiction des commissions et une transparence totale, ce débat s’éloigne du rationnel. Il sera forcément rattrapé par la réalité économique. Quoi que l’on dise, délivrer le conseil a un coût.

La Directive distribution a l’ambition de faire du conseil le point de passage obligé de l’offre d’assurance. La vente d’un contrat d’assurance doit être assortie du conseil adapté1. Ainsi, la volonté du législateur européen l’a rendu obligatoire et en a formalisé les modalités. Ceci pour renforcer la protection des consommateurs. Hélas, deux mouvements sont venus contrarier cette avancée. Le premier fut l’œuvre de ceux qui ne voulaient pas s’embarrasser d’une pareille contrainte, en clair le business avant tout. Le second a consisté à lancer une nouvelle étape de lutte contre les conflits d’intérêts en interdisant les commissions. Résultat, le conseil n’est plus obligatoire dans certains pays européens et le débat sur l’interdiction des commissions fait rage.

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Les leçons de la crise de la pandémie

La pandémie n’en finit pas, mais la crise économique semble jugulée. Les entreprises françaises affichent de belles performances et le secteur financier n’est pas en reste. Néanmoins, la dureté du choc laissera des traces et les fragilités du secteur demeurent.

L’économie française a repris de belles couleurs même si bien des secteurs d’activité sont à la peine et quelques autres souffrent encore durement. Pour les champions français, y compris les banques et les assurances, le niveau d’activité est comparable à ce qu’il était avant la crise. Les Bourses européennes ne s’y trompent pas et celle de Paris est proche de son record de 2000. C’est une bonne nouvelle et il faut nous en féliciter.

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Le droit d’informer est sacré !

Le Président de l’AMF1 vient de rappeler « l’importance fondamentale d’une analyse financière indépendante, menée dans des conditions garantissant aux professionnels un exercice libre, exclusif de toute pression, de leur activité ». Une prise de position rarissime, qu’il faut saluer.

Quelle mouche a pu piquer Robert Ophèle, le président de l’Autorité, pour se fendre d’une lettre en forme de rappel à l’ordre ? L’envoi par un cabinet d’avocats à la Société Française des Analystes Financiers, d’une mise en garde « contre les conséquences, notamment judiciaires ». Celle-ci envisageait d’organiser une réunion sur un sujet sensible qui pouvait s’avérer gênante pour le client de l’avocat. Le Président de l’AMF a marqué « sa vive préoccupation » précisant que « Les mises en garde, intimidations voire menaces proférées à l’encontre d’analystes financiers travaillant sur des sujets sensibles sont totalement inacceptables ». De fait, cela pourrait s’assimiler à une atteinte à la liberté d’expression.

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La FFA ou Comment porter le message de l’assurance

La pandémie de la Covid-19 et la crise ont sérieusement secoué l’image de l’assurance. La FFA en fait le bilan et tente de s’organiser en conséquence. Son objectif est « d’être force de proposition sur les grands débats de société ».

L’image de l’assurance ne sort pas grandie de l’épreuve Covid-19*. Les opinions négatives des assurés français se sont renforcées à la suite de la pandémie et de l’aide apportée par les assureurs à leurs clients. Ce n’est pas nouveau, la cote d’amour de l’assurance n’a jamais été très élevée. A l’épreuve du feu, les consommateurs considèrent qu’elle n’a pas été à la hauteur. Les acteurs de terrain, au contact quotidien des clients, soulignent qu’elle a été perçue comme brouillonne, peu cohérente dans ses explications et faiblement à l’écoute des victimes. Ce qui ne doit pas occulter ceux qui apprécient que leur assureur ait fait son travail honnêtement, qu’il fut présent et attentif. La différence de perception est, en grande partie, liée à l’action des forces commerciales et à leur disponibilité.

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AXA va indemniser les restaurateurs ! Epilogue ou nouveau rebondissement ?

Après avoir soutenu mordicus que la garantie des pertes d’exploitation n’était pas acquise, le leader français de l’assurance se résout à indemniser ses assurés des conséquences du confinement. Epilogue d’une séquence désastreuse pour les assureurs et l’assurance ou nouveau rebondissement dans un mauvais feuilleton ? Le moment est pourtant venu de tourner la page.

Le groupe AXA vient de communiquer, ce matin, sa décision de proposer une « indemnité transactionnelle qui vise à couvrir une somme équivalente à 15 % du chiffre d’affaires de l’activité restauration, sur la période des mesures administratives d’interdiction d’accueillir du public des 14 mars 2020 et 29 octobre 2020 […] Il est envisagé que cette solution amiable soit ouverte à partir du 21 juin jusqu’au 30 septembre 2021 ». Thomas Buberl, le directeur-général a tenu à préciser que « Ce n’est pas une indemnisation, c’est une transaction pour mettre fin au flou judiciaire ».

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La nouvelle responsabilité sociale des entreprises

Avons-nous pris la mesure des changements en cours dans la responsabilité sociale et environnementale des entreprises ? Le Législateur, inspiré par la jurisprudence, redessine puissamment les équilibres et les responsabilités des acteurs économiques et sociaux.

En France, la loi Pacte du 22 mai 2019 a intégré dans le droit français des notions d’intérêt social et de raison d’être des sociétés. En Europe, la Commission vient de lancer tout récemment une consultation publique pour valider les orientations de son projet de directive sur la transparence des entreprises en matière d’impact de leurs activités pour l’environnement et les droits sociaux et humains.

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Le confinement fait redécouvrir l’importance du lien commercial

Après trois confinements les relations avec les clients se sont un peu distendues. Il est temps de remettre des relations humaines pour fortifier les liens avec les clients après avoir constaté combien elles sont indispensables.

Les humains sont des êtres sociaux. Ils ont besoin d’interrelations avec leurs semblables car celles-ci sont le vecteur principal de la confiance. C’est vieux comme le monde, mais parfois nous l’oublions ou nous voulons croire que la puissance numérique et les formidables capacités technologiques pourraient être une alternative. Il n’en est rien. L’absence de liens sociaux s’est durement fait sentir pendant le confinement. Et ce malgré les efforts importants consentis pour maintenir, coûte que coûte, les contacts. Le distanciel s’est déployé soutenant les facultés d’adaptation des uns et des autres, en particulier des commerciaux, que nous n’aurions pas imaginées. C’est un fait.

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Les agences générales d’assurance : Un modèle économique en péril ?

La FFA a décidé de mettre fin à la contribution des compagnies au financement de la retraite complémentaire des agents généraux. Une décision qui aura une incidence significative sur les agences.

Les compagnies d’assurances ont, semble-t-il, décidé de mettre fin à un aspect central du pacte social qui les lie aux agents généraux depuis 60 ans. Cette décision, lourde de sens, déclenche une polémique de grande ampleur. Mais surtout vient menacer le modèle économique des agences déjà contesté par les évolutions en cours. En effet, les commissions d’intermédiation, perçues comme des sources de conflits d’intérêts, sont dans le collimateur des Pouvoirs publics comme des organisations de consommateurs. La pression de la concurrence sur les tarifs érode dans le même élan les rémunérations proportionnelles. Enfin, les compagnies considèrent que ces dernières constituent l’un des derniers postes de charges sur lesquelles elles peuvent faire des économies.

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La solvabilité des assureurs-vie chahutée

L’année 2020 laisse des traces négatives dans la marge de solvabilité des assureurs vie en France et semble-t-il plus durement encore en Allemagne. Une situation qui, sans être alarmante, appelle à la vigilance.

Les taux négatifs dégradent la solvabilité réglementaire des assureurs-vie. Un élément important qui est venu se surajouter à ceux qui ont fait varier les ratios. Ces derniers perdent 34 points entre fin 2019 et 2020. Cela n’a rien d’inquiétant. Néanmoins, pour nombre d’acteurs la PPE a bien arrangé la présentation de leur situation. Cette mesure gouvernementale arrêtée à la fin de l’année 2019 reste critiquable dans la mesure où elle ne donne pas de la marge de solvabilité affichée une vision objective. Elle l’optimise de manière significative masquant une situation probablement plus dégradée. D’ailleurs, 16 compagnies vie et non-vie, ont dû procéder à des opérations financières pour rehausser leurs fonds propres. C’est dire si leur situation n’était pas des plus confortables. Ce phénomène est plus préoccupant sur le marché allemand où 17 assureurs n’auraient pas atteint le niveau minimal requis sans les facilités apportées par les mesures transitoires. Sur l’un et l’autre marché, ces améliorations cosmétiques voilent des situations qui pourraient être potentiellement critiques. Le régulateur allemand (BaFin) a, selon la presse d’outre Rhin, 15 compagnies vie en surveillance rapprochée.

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Opération « chaines de valeurs propres » !

Le parlement européen vient d’adopter, le 10 mars 2021, un projet de législation sur le devoir de vigilance des entreprises.

Ce texte est, à la fois, ambitieux et vertueux. Il ambitionne de rendre les entreprises juridiquement responsables des violations des droits de l’homme et des atteintes à l’environnement commis dans leurs chaines de production. Le rapport d’initiative législative au Parlement de l’UE sur le devoir de vigilance européen, a été adopté par 504 voix pour, 79 contre et 112 abstentions. Il appelle à l’élaboration urgente d’une législation européenne contraignante afin de veiller à ce que les entreprises soient tenues responsables lorsqu’elles portent préjudice – ou contribuent à porter préjudice – aux droits de l’homme, à l’environnement et à la bonne gouvernance. Cette législation doit également garantir l’accès des victimes aux recours juridiques. La Commission européenne a annoncé qu’elle présenterait sa proposition législative à ce sujet dans le courant de l’année.

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Les banques françaises performent
Un modèle gagnant, mais devenu déséquilibré

En 2020, les banques françaises affichent des bénéfices confortables et des résultats bien meilleurs que ceux des banques de la zone euro. Une situation qui masque des faiblesses préoccupantes.

Avec 21.5 milliards d’euros de bénéfices en 2020, les banques françaises raflent l’essentiel de ceux de la zone euro établis à 23.5 milliards. Qui plus est, ce résultat est en ligne avec ceux des années précédentes (21.6 Md€ en 2019 et 21.5 Md€ en 2018). Une situation plus que satisfaisante dont il faut se féliciter. Elle reflète leur solidité financière dans un environnement difficile, en particulier du fait des taux bas. Néanmoins, cela ne doit pas masquer des réalités plus contrastées.

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Pandémie : l’heure des (premiers) comptes

Les comptes des organismes d’assurances portent clairement les stigmates de la Covid 19. Sur fond de fortes tensions sur les taux d’intérêts, encore plus bas, les assureurs ont affronté une nette augmentation de la sinistralité.

Les premières données, en France comme en Europe, montrent que l’année 2020 a été difficile pour l’assurance. Sur fond de polémique persistante sur la mauvaise volonté supposée des assureurs à assumer leurs engagements, il apparait nettement qu’ils ont encaissé un choc sans précédent. Celui-ci est aggravé par les tensions sur les taux d’intérêts qui ont amoindri les ressources et souvent contraint à rehausser les provisions. En assurance de biens et de responsabilités, les prestations progressent de 1.2% et les sinistres de 2.1%. En assurance prévoyance et maladie, les recettes augmentent de 1.8% et les prestations de 4,4%.

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Pratiques commerciales en zone de turbulence

L’ACPR avait prévenu : les pratiques commerciales seront à son agenda de 2021. Manifestement, elle n’est pas la seule à s’en préoccuper, au point que ce sujet est devenu très sensible. Il est temps d’en faire un axe de valorisation.

L’actualité est portée par la réforme du courtage, voulue par la Direction Générale du Trésor ; un titre bien ambitieux pour une réalité plus modeste. En effet, la capacité d’action des associations d’autorégulation restera limitée. En revanche, les parlementaires en ont profité pour réhausser les obligations en matière de démarchage téléphonique, renforçant ainsi les modalités prévues par la loi du 24 juillet 2020 dite Naegelen. Si l’ACPR a déjà sanctionné des manquements, c’est la DGCCRF qui porte le plus durement le fer, preuve d’ailleurs que ce sujet dépasse largement les frontières de la distribution de l’assurance.

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L’absorption d’AVIVA par Aéma souligne la vitalité du marché

La reprise d’AVIVA par Aéma (l’alliance formée par la MACIF et Aésio) fait entrer ce nouveau groupe dans le TOP 5 de l’assurance. C’est un évènement majeur qui intéresse au premier plan les concernés, mais pas seulement. C’est un signe de la vitalité du marché.

L’affaire n’est pas totalement conclue, tant s’en faut, mais elle a franchi un cap décisif. Il y avait plusieurs prétendants et de poids, finalement il semble que le plus déterminé l’ait emporté. Désormais, la perspective est la constitution d’une nouvelle entité qui entre dans le Top 5. Ce ne sera pas une balade de santé. Les cultures, les savoir-faire, la vision que chacun a de ses intérêts et de ceux qu’il défend vont devoir s’ajuster. Déjà, les agents généraux applaudissent et le charismatique président de l’Afer fait la grimace.

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Le blues des forces commerciales – Vaincre la désillusion par le développement

La désillusion est l’antichambre du défaitisme. Sous forme de blues, elle est en train de gagner les forces vives de l’assurance : les distributeurs.

Ils ont subi le choc des deux confinements, pour certains les débats difficiles sur l’applicabilité de certaines garanties, sans faillir. Sur la brèche, ils ont trouvé, parfois de manière acrobatique, les solutions nécessaires à la continuité de l’activité au bénéfice de leurs clients. Ils ont terminé l’année 2020 dans des conditions plus qu’honorables sur le plan économique. Ils ont surmonté mille difficultés qu’ils pensent, au moins dans une large partie, derrière eux et c’est le blues qui les cueille, une forme de dépression semblable à celle qui est largement observée dans la société française. Elle n’a rien de dramatique, mais elle ne doit surtout pas être négligée.

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Le conseil a un coût

Chez BNP Paribas, le conseil aux clients devient payant. Après une phase de test, la banque a décidé d’en généraliser la facturation à ses clients qui y sont prêts. Une initiative lucide et courageuse qui force à regarder quelques réalités en face.

Dans la banque, comme dans l’assurance, le coût du conseil n’est pas facturé. Il est donc perçu comme étant gratuit, alors même que les exigences des clients, comme celles des pouvoir publics, ne cessent de se renforcer. Après avoir longtemps louvoyé en facturant des frais de tenue de compte, puis diverses prestations, la question du coût de la relation avec un conseiller s’est crûment posée. La réalité économique a fait le reste. BNP a donc sauté le pas et d’ici fin 2022, la relation avec un conseiller dédié sera généralisée et donc facturée. La banque commence modestement avec un abonnement de 12€ par mois et par an, mais elle ajustera sûrement assez vite. N’en doutons pas cette activité est chronophage.

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La vente d’AVIVA France

Les offres déposées ou sur le point de l’être pour le rachat d’AVIVA posent la question des intérêts de ses partenaires, de l’impact sur les marchés de l’assurance et de l’épargne, mais aussi des conditions de la réussite de ce projet de reprise.

Les fusions et autres rachats d’entreprises se sont traduites, dans l’immense majorité des cas, par la disparition de l’absorbé. Il y a toujours un « alpha » même dans un mouvement entre égaux. Il en résulte une mainmise qui entraine, sur des durées souvent courtes, la disparition de l’absorbé, de sa culture et parfois hélas de ses savoir-faire. L’assurance en a fait l’expérience, comme de nombreux secteurs d’activités, et quels ques soient les déclarations, les engagements et les promesses. Le rachat d’AVIVA quelle que soit la forme qu’il prendra ne devrait pas échapper à cette loi.

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2021 : l’année de la solvabilité et de la rentabilité des activités

La Covid n’a pas arrangé la situation financière des organismes d’assurance déjà malmenée par la baisse continue des taux.

Le gouverneur de la banque de France l’a dit dans ambages* : « le sujet, c’est la rentabilité des assureurs, pas la solvabilité ». Il a ainsi opposé une fin de non-recevoir aux demandes des assureurs d’alléger les contraintes de Solvabilité II. Si le président de l’ACPR a jugé que la solvabilité globale des organismes d’assurances demeure très solide autour de 239 %, la dégradation globale n’en est pas moins évidente. « Les assureurs vie ont perdu 33 points à fin septembre 2020 (par rapport à décembre 2019), et ce malgré l’apport de la participation pour provision aux bénéfices (PPB) qui avait permis de gagner 50 points en décembre 2019 », analyse Romaric Chalendard, actuaire**. Par ailleurs, les mesures transitoires et les PPB améliorent sensiblement l’affichage. Hors de celles-ci, la situation de certains groupes d’assurances apparait bien moins confortable, ce qui a conduit plusieurs d’entre eux à renforcer leurs fonds propres.

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Les pratiques professionnelles dans la ligne de mire des Pouvoirs Publics

La directive distribution impose des pratiques professionnelles vertueuses dans l’intérêt même des clients. En fait, elle est en harmonie avec les attentes de ces derniers, l’ACPR vient de le rappeler fermement. La question de la transparence des rémunérations en fait aussi partie.

Le Vice-Président de l’ACPR* vient de le souligner : L’impératif de professionnalisation des pratiques commerciales et de leur traçabilité n’est plus discutable. De fait, de la Directive distribution aux règles qui régissent la vente à distance, les modes de fonctionnement font l’objet d’exigences de plus en plus rigoureuses. Que nous le déplorions ou que nous nous en félicitions, la formalisation des processus d’information des clients et de commercialisation des produits est désormais bien étoffée et incontournable. L’ACPR va porter son attention sur leur respect, elle attend de chaque acteur de la chaîne de distribution d’être le garant du respect des règles de l’art. Elle n’est d’ailleurs pas la seule. Les services de la DGCCRF ont fait du respect des règles de la vente à distance l’un de leurs chevaux de bataille, et les sanctions tombent.

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Les limites d’Assurancetourix

Assurancetourix n’existe que dans une célèbre BD et dans la fantasmagorie de ceux qui imaginent que le « quoiqu’il en coûte » est une valeur universelle. Le choc de la réalité est brutal.

La pandémie vient de brutalement révéler que l’assurance est un métier de gestionnaire de risques. Et, tous les risques ne sont pas assurables et pour tous il y a des limites à l’assurabilité. Ce mur de la réalité est durement vécu, ces temps-ci, par les distributeurs d’assurance et principalement par les intermédiaires. En pleine période de renouvellement, les assureurs ont entrepris une vaste révision de leurs portefeuilles de contrats. Hausses tarifaires significatives, pour ne pas dire brutales et élevées ainsi que le formulent les intermédiaires, mais aussi réductions de garanties sous contrainte de résiliation pure et simple. Bref, la manière forte à la mesure des tensions qui pèsent sur l’activité des compagnies et pour certaines sur leur solvabilité.

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L’indispensable vertu des places de marché

Nouvelles venues, les places de marché tentent de s’imposer dans la distribution des produits de toutes natures et elles s’avancent sur ceux de l’assurance et de l’épargne.

En réalité, ce sont des plateformes qui ont pour vocation la vente à distance de leurs produits. Pour rationaliser leurs coûts, augmenter leur visibilité et parfois initier des recettes supplémentaires, celles-ci ouvrent leurs facultés à d’autres fournisseurs. Elles mettent donc à leur disposition leurs capacités et leur savoir-faire. C’est d’ailleurs plutôt une bonne idée dans laquelle un processus gagnant-gagnant peut se mettre en place.

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LA SOLVABILITE DES ASSUREURS SOUS PRESSION !

Les comptes des organismes d’assurances portent les stigmates de la baisse des taux. Les ratios de solvabilité réglementaires affichaient à fin juin une baisse significative de 27% en moyenne. Plus nette pour les activités vie (32%) bien que ces dernières aient bénéficié de l’intégration de la provision pour participation aux bénéfices (PPB) dans leurs fonds propres. Ce qui a, malgré cela, conduit nombre d’assureurs vie à rehausser le niveau de leurs fonds propres.

La situation à fin septembre (T3 2020) ne devrait pas inverser la tendance, bien au contraire. Les marges de solvabilité afficheront au mieux la stabilité, plus certainement une nouvelle dégradation.

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Cession d’AVIVA, une équation humaine

La cession éventuelle d’AVIVA France agite le « landerneau » professionnel, jusqu’au monde politique. Au-delà du combat qui s’annonce entre les éventuels repreneurs, cette opération soulève de redoutables questions sur la valorisation de l’acquisition.

AVIVA est un groupe important, mais peu cohérent. Une compagnie d’assurance, un réseau d’intermédiaires, une banque et une association d’épargnants. Difficile de faire plus atypique. Résultat les repreneurs évaluent, soupèsent et à l’évidence échafaudent ce qu’ils conserveraient et ce qu’ils recèderaient. D’ailleurs, il suffit de regarder le profil des entreprises qui montrent de l’intérêt pour pressentir le prisme de leurs intentions.

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La gouvernance produits : retours d’expériences et obligations liées au Covid 19

La « gouvernance produits » impose aux concepteurs des produits d’assurance de respecter un processus précis pour la mise sur le marché des nouveaux produits et leur adaptation dans la durée. La crise du COVID 19 est en écho avec ces dispositions qui trouvent là leur justification.

Il s’agit bien d’un dispositif qui fait porter sur les concepteurs de produits, comme sur ceux qui les distribuent une responsabilité générale d’adéquation aux besoins réels des clients. L’objectif est clair, il s’agit de diminuer le risque de préjudice client. Pour cela, les uns et les autres sont investis d’une fonction de surveillance qui est clairement identifiée.

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Les pratiques professionnelles sont scrutées et parfois sanctionnées

Les sanctions prononcées contre les intermédiaires ne sont plus rarissimes. Leurs pratiques commerciales sont de plus en plus évaluées sinon contrôlées et parfois sanctionnées.

Un courtier perquisitionné, un autre sanctionné, un autre encore qui l’est pour la seconde fois et pour des faits similaires à la première, le dirigeant d’une société de gestion est frappé d’une interdiction d’exercer. Mais aussi un courtier, mise en cause par son client, est dédouané par le Médiateur de l’assurance. Les pratiques professionnelles sont au cœur des contrôles et les sanctions sont prononcées pour des raisons qui sont toujours un peu les mêmes : le non-respect de l’intégrité des clients et l’insuffisante protection de leurs intérêts.

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Pertes d’exploitation : repenser l’exercice du métier
Les leçons de la Cour de Justice de Londres

Les conditions d’applicabilité des garanties de pertes d’exploitation sont une bonne occasion de nous interroger sur la nature du métier d’assureur et sur la manière de l’exercer. La décision de la Haute Cour de Justice de Londres, au-delà des éclairages juridiques, y invite.

Dans la plupart des pays développés, la COVID-19 a suscité les mêmes réactions : stupeur et déni teinté de panique devant l’ampleur de la crise, refus de la majorité des assureurs d’indemniser et absence d’explications claires. Au Royaume uni comme ailleurs, le débat s’est vite envenimé et les procédures judiciaires ont fleuri. Le Régulateur britannique (la FCA), chargé principalement de la défense des intérêts des clients s’en est ému et a initié une procédure particulière (dite de test-case) pour obtenir de la Haute Cour une lecture juridique de l’application des garanties.

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Les intermédiaires en assurance entre constance et modernité

Les agents et les courtiers sont là et bien là. Constants, mais aussi très actuels dans la manière de vivre leur métier et de s’adapter aux marchés. Ce qui est notable et probablement nouveau, c’est une plus nette affirmation à l’égard des assureurs.

Les intermédiaires vivent une réelle transformation de leur métier. La réglementation, l’évolution concurrentielle et les changements dans les organismes d’assurance se sont concentrés sur eux. Ce n’est pas sans conséquence sur leurs comportements professionnels. S’ils se sont adaptés, manifestement cela les a conduits à affiner leur propre conception de ce qu’ils veulent être et de la manière dont ils entendent servir leurs clients. Entre tradition et modernité, ils s’affirment.

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Rentrée 2020, un impératif : reconquérir l’opinion

L’assurance vient de vivre une descente aux enfers. Les contentieux « pertes d’exploitation », les débats sur les économies qui auraient été faites par les assureurs lors du confinement et la taxation des assurances santé émaillent l’actualité. L’assurance n’est plus en déficit d’image, mais face à un discrédit.

Un très mauvais feuilleton s’égrène depuis plusieurs mois. L’actualité est maintenant rythmée par les décisions judiciaires desquelles il est encore bien difficile, sinon très prématuré, de tirer une constante. Avec des raisonnements apparemment comparables, les juridictions arrivent à des décisions diamétralement opposées. Ce qui n’étonne pas les initiés, mais déroute le commun des mortels. Une chose est sûre. Il faudra réécrire de nombreuses clauses et s’astreindre à un travail de clarification de ces garanties, mais aussi de beaucoup d’autres.

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Les chantiers du nouveau boss de l’ACPR

Un haut fonctionnaire, Jean-Paul Faugère, remplacera vraisemblablement Bernard Delas à la tête de l’ACPR, dans quelques jours.

Un changement à la tête de l’Autorité de régulation n’est pas anodin. Cette institution a pour mission de préserver la stabilité financière du secteur de l’assurance et de la banque et de protéger les consommateurs. Autant dire une fonction clé et un rôle essentiel par temps troublés. En effet, des sujets sensibles s’accumulent, d’autres plus anciens doivent retenir l’attention du nouveau vice-président de l’ACPR.

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COVID 19 : la raison n’est pas au rendez-vous

Les débats autour du COVID 19 et de l’indemnisation des victimes ne baissent pas d’intensité. Installés dans la polémique, ils ne progressent pas vers la clarté. Et pourtant, il serait bien temps d’être raisonnable.

Roselyne Bachelot a annoncé fin mai une judiciarisation à l’américaine. Nous en voyons les prémices. Sous le titre « COVID 19 : des avocats en quête de victimes », un article du Monde du 12 juin va plus loin puisqu’il fait état – témoignages à l’appui – d’un véritable démarchage dont les malades et les familles de victimes feraient l’objet de la part de certains avocats adeptes du fast droit, qualifiés d’opportunistes.

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La solvabilité des assureurs post COVID

L’impact du Covid-19 sur la solvabilité des assureurs sera important, en France comme en Europe. D’autant que cette crise fait suite à celle des taux bas prolongés qui affecte particulièrement l’épargne et les branches longues dans le bilan des assureurs. Une vigilance accrue s’impose.

La crise du Covid-19 aura un impact majeur sur l’assurance, indique Bernard Delas vice-président de l’ACPR. Il est bien trop tôt pour avoir une appréciation solide de la sinistralité, mais tout indique une dégradation nette de la prévoyance, du chômage, de l’assurance-crédit. Les garanties d’annulation d’évènements sont également sous tension ainsi que les pertes d’exploitation comme l’actualité quotidienne s’en fait l’écho. A l’inverse, le risque auto s’améliore en grande partie du fait du confinement, naturellement cet effet sera très ponctuel. La complémentaire santé note également une sinistralité plus clémente.

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Crise du Covid-19 : une opportunité pour l’assurance !

L’assurance est empêtrée dans un embrouillamini provoqué par la Covid-19 dont il faut qu’elle sorte très vite pour reprendre la maîtrise de ses activités et retrouver la fierté de son métier.

L’assurance et les assureurs sont discrédités par cette crise qui rejaillit sur tous les membres du corps social. Tous, quelles que soient leurs fonctions et leurs responsabilités, portent une part de l’opprobre jeté sur l’assurance. Resserrer les rangs, coordonner les discours, mobiliser autour de l’essence du métier pour sortir le plus vite et le moins mal possible de cette douloureuse période pour tous est donc bien l’enjeu et une formidable opportunité.

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Le déconfinement est le début des vrais enjeux

L’assurance sort éreintée du confinement. Les assureurs sont fustigés, placés sous surveillance par les autorités politiques, parfois attaqués en justice. Pour couronner le tout, ils agissent en ordre dispersé pour ne pas dire qu’ils sont désunis.

Pouvait-il en être autrement ? Sûrement pas, les situations de crise ont besoin de boucs émissaires, l’assurance, par nature, en est volontiers un. Cette prédisposition ne rend pas évidentes des stratégies de réponse. Mais elle est une composante de l’environnement que personne n’ignore. Or, à cette occasion, les impairs, les erreurs de communication, les propos dissonants sinon quasiment divergents se sont accumulés sur fond de dissensions étalées sur la place publique. Ce qui a aggravé une situation qui désormais est en train de devenir hors de contrôle.

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COVID-19 et assurance : quelle cacophonie !

Les assureurs se retrouvent embarqués dans un mauvais trip. Ils risquent de sortir éreintés de ce très difficile débat sur leur participation aux conséquences de la pandémie et ils n’apparaissent pas à leur avantage.

Tiraillés entre les gouvernants, le monde politique, leurs clients, leurs obligations et traversés par leurs propres dissensions, les assureurs offrent une image désordonnée en France comme en Europe de leur manière d’aborder les conséquences de la crise du COVID-19. Ce qui n’offre pas une vision claire de ce qu’ils doivent faire, peuvent faire et ne peuvent pas faire. Les pandémies ne sont pas assurées, sauf quelques très rares cas, parce qu’elles ne seraient pas assurables. Là-dessus, il existe un relatif consensus. Mais les démarches des uns et des autres laissent penser qu’au-delà de ce postulat, ce serait quand même possible. D’autant que l’attention se polarise sur les pertes d’exploitation des petites entreprises dont la situation est dramatique. On parle beaucoup des restaurateurs, mais ils ne sont pas les seuls. Dans ces situations de panique celui qui parle le plus fort a bien sûr raison surtout lorsque l’apparence semble le conforter.

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Agir dans la crise et assumer ses responsabilités sociétales

Face au Covid-19, les Pouvoirs publics, partout en Europe, ont choisi de préserver la santé de leurs concitoyens au détriment de l’activité économique. Un choix absolu et engageant.

La crise brutale, profonde et aux conséquences imprévisibles contraint à une révision sans précédent de la hiérarchisation des priorités pour chacun d’entre nous. Contraints et forcés, c’est notre quotidien. Incidemment, nos choix sont repensés, notre vision et nos perspectives sont réévaluées. L’initiative en revient aux pouvoirs publics et personne ne peut y échapper. Ainsi, le rôle des soignants prend une acuité sans pareille, nous découvrons que de nombreuses fonctions sont indispensables à notre vie alors que, jusque-là, elles nous paraissaient allez de soi sans que nous en soyons vraiment conscients.

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Assurance vie en UC : Pour maintenir la confiance Il faut assumer les choix faits

Les assureurs se sont fortement engagés dans la promotion des UC, incités par Bercy et encouragés par l’ACPR. IL faut assumer ce choix et expliquer pourquoi.

Le démarrage en trombe des contrats en UC sur les deux premiers mois de l’année – 1/3 de la collecte totale contre 1/4 en 2019 – annonçait enfin un décollage prometteur. Las, l’effondrement des marchés actions compromet fortement les efforts pour réorienter l’épargne vers ces supports. Il n’y a pas d’antidote à ce dérivé du virus. Sauf, à expliquer et expliquer encore qu’il n’est pas possible de juger sur le court terme. Que les choix d’hier n’étaient pas opportunistes, mais guidés par des analyses qui ne sont pas réfutées, que le temps est un allié, pas un adversaire. La pandémie sera dépassée, elle laissera des traces, modifiera des comportements, mais fondamentalement elle sera une douloureuse parenthèse. Garder son calme et aller à l’essentiel est la marque des grands généraux.

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Les banques soupçonnées de pratiques anti-concurrentielles

Les courtiers en crédit s’insurgent devant les pratiques des banques. Ces dernières seraient coupables d’entrave à la liberté de choix de l’assurance emprunteur et s’opposeraient au libre exercice de l’activité d’intermédiaire en crédit.

Deux critiques sont formulées à l’encontre des banques. Elles ont conduit à la saisine de la DGCCRF* par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire. La première critique dénonce différentes entraves au libre choix de l’assurance emprunteur avec pour objectif évident d’éviter de perdre une activité lucrative. La seconde critique fait état de pratiques commerciales qui tendraient à restreindre l’exercice de l’activité d’intermédiaire en crédit. Ces deux reproches illustrent la situation d’un marché très disputé sur lequel les acteurs dominants ont bien du mal à céder de la place aux nouveaux venus.

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La Caisse d’épargne (ré)invente l’intermédiaire en banque !

L’histoire économique est intéressante et parfois savoureuse. Un grand réseau bancaire français semble découvrir les vertus des réseaux d’indépendants.

Depuis plus de 150 ans, les compagnies d’assurance ont confié la distribution de leurs produits à des indépendants. Une force commerciale qui démontre encore aujourd’hui son efficience, mais ses succès reposent sur une alchimie dont l’ingrédient le plus sensible est d’ordre comportemental. Ces indépendants ont des caractéristiques propres qui découlent de ce qu’ils sont, de ce choix de vie et de la manière dont ils se meuvent dans cette forme d’exercice professionnel. Cela est si vrai, que la sélection opérée par le marché est au fond impitoyable. Beaucoup s’y essayent, mais le succès n’est pas l’apanage du plus grand nombre.

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L’assurance face à l’irrationalité des comportements des clients –
L’interlocuteur humain reste incontournable

L’environnement général perçu comme complexe ou fuyant relance la question lancinante des comportements pour partie irrationnels des clients. L’émergence de process par définition rationnels n’y change rien. C’est le rôle de l’interlocuteur qui fait la différence.

L’assurance est complexe et le restera. Aussi diverse que la vie, aussi multiple que les trajectoires humaines, elle est anxiogène et immatérielle. Il suffit de prendre conscience de la masse de questions, d’informations, de documents, de mises en garde lors de la souscription d’un contrat même perçu comme banal pour comprendre pourquoi le client est bien disposé car il devrait fuir avant la fin du premier contact utile.

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Retraite par capitalisation – retraite par répartition L’enjeu est ailleurs :
c’est celui de l’épargne sécurisée

L’instauration du régime de retraite universel a fait ressurgir le très vieux débat qui oppose la répartition à la capitalisation. Ainsi ressuscitent les fantasmes sur fond d’idéologie partisane. Il n’y a pas de débat, la messe est dite depuis longtemps. L’enjeu est désormais celui de faire migrer l’épargne « sécurisée » vers des solutions plus rentables.

Le régime universel prôné par le Gouvernement finit d’enterrer, avec la fin des régimes complémentaires, toute perspective de développement de la retraite par capitalisation sur les bases actuelles. En effet, le nouveau régime lamine les capacités financières des citoyens en absorbant 28,12% des salaires sous forme de cotisations. Ce qui ne change pas grand-chose pour les salariés.

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Temps troublés et effets de mode ne permettent pas de bonnes décisions

L’air du temps n’aide pas à réfléchir posément. Plus les questions sont complexes et moins les raisonnements sont rationnels. Deux exemples : les rémunérations des distributeurs et la solvabilité des organismes d’assurance.

Y-a-t-il sujet plus sensible que celui des rémunérations en particulier pour ceux qui sont rémunérés au succès ? Pas seulement parce que tout ce qui touche in fine au pouvoir d’achat est hautement inflammable, mais surtout il existe un lien étroit entre les modalités de calcul des rémunérations et l’activité générée. Il s’agit très clairement d’une question de modèle économique et de comportement des acteurs.

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Trois informations dominent cette fin d’année : Les réseaux bancaires,
les taux bas et la solvabilité.

Au terme de cette année, que faut-il retenir du foisonnement d’informations qui nous assaille ? Quelles sont celles qui soulignent des évolutions marquantes pour les temps qui viennent ?

C’est un parti pris, nous sommes bien d’accord. La lorgnette du MEDI relève trois données qui nous paraissent révélatrices. La première est la poussée des filiales de banque. En en assurance vie leur domination ne se dément pas. En assurance non-vie, exercice après exercice, leur emprise s’intensifie avec 20% de parts de marché principalement dans les risques de particuliers. Elles ne s’en contenteront pas et commencent à pointer leur nez dans les autres domaines qui seront de moins en moins la chasse gardée des tenants actuels. D’autant qu’en face, il n’émerge guère de stratégie organisée.

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La question du modèle économique de la distribution de l’assurance

Les exigences des clients et la pression réglementaire modifient les pratiques commerciales et le formalisme qui s’y attache. Le temps nécessaire pour gérer la relation avec les clients s’accroit et modifie le modèle économique de la distribution de l’assurance.

Inexorablement le temps commercial utile, celui qui est consacré à la relation avec les clients, va imposer son tempo. Il est dicté par l’ensemble des tâches qui sont désormais nécessaires pour conclure un contrat, accompagner le client dans la durée en respectant des procédures formelles. Il est également étiré par les exigences des clients dont la confiance n’est plus donnée a priori et qu’il faut installer et cultiver pour qu’elle s’ancre.

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La directive distribution offre une réelle liberté d’action aux distributeurs

Voici un peu plus d’un an entrait en vigueur la DDA. Quatorze mois pour faire le tour d’un nouvel arsenal juridique construit pour améliorer la protection des clients.

La période d’appropriation est donc derrière nous. Les peurs, largement irrationnelles, ont commencé à se dissiper. Et, chacun peut analyser avec lucidité le mode de relations qui s’instaure avec les clients. Le premier élément, qui semble maintenant partagé, est de considérer que loin d’être une révolution, la Directive suscite des relations plus claires, plus ouvertes et somme toute plus sincères. Un mode plus vertueux prend place dans la sphère assurance et pas seulement chez les distributeurs. De fait, le changement s’impose aussi dans les structures des organismes d’assurance.

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Gouvernance produits : Les distributeurs doivent s’imposer !

L’interface client est un enjeu majeur. Le satisfaire naturellement, le conquérir ou le conserver cela va de soi, mais plus encore remplir l’obligation de conseil.

En première ligne, les distributeurs – terme générique qui englobe tous ceux qui proposent des produits d’assurance – sont confrontés à la pression croissante du devoir de conseil. En réalité, celui-ci est devenu la pierre angulaire de leur relation avec leur client et donc de leur responsabilité à leur égard. Et, comme la relation a une dimension fortement interpersonnelle, le devoir de conseil devient une obligation de loyauté.

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Valeur ajoutée et rémunération des distributeurs

La question de la rémunération des prestations commerciales ne cesse de réapparaitre. Cette fois-ci, à travers le troisième usage du courtage. Une réponse technique a été trouvée. Néanmoins, la question de fond est celle de la valeur ajoutée créée et de sa répartition entre les acteurs de la chaîne de distribution.

Les instances professionnelles* ont proposé un accord technique sur le droit à commission des affaires individuelles d’assurance vie. C’est une bonne chose, cet accord reconnait implicitement que l’effort commercial a un coût et que celui qui l’assume doit être respecté. Une nouvelle fois, la question des rémunérations ressurgit, à la fois, sur le mode et sur le montant. Une question qui d’ailleurs préoccupe de plus en plus les pouvoirs publics français comme européens. Or, cette préoccupation a plusieurs facettes. En premier lieu, l’intérêt du client, ensuite le modèle économique qui finance une activité bien plus large que la seule interface avec le client. L’enjeu est donc de bien identifier la valeur ajoutée. En filigrane, quel partage entre les différentes composantes de la chaine de distribution. Naturellement, la clé réside dans le service rendu, à qui il est rendu et qui en supporte le coût réel.

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La baisse des taux met à l’épreuve la solvabilité des assureurs

Les taux bas pèsent sur la solvabilité des assureurs. Jusque-là, cette perspective restait une hypothèse, elle prend de la consistance car cette baisse des taux devient structurelle. Certains assureurs sont contraints de prendre des mesures.

En assurance non-vie, la fonte des produits financiers impose une rigueur accrue à la souscription des risques. En effet, ces produits financiers ont longtemps servi à améliorer les ratios combinés lorsque c’était nécessaire ou bien à doper le résultat. Cet amortisseur disparait et met en première ligne la qualité des politiques de souscription qui ne peut plus s’écarter des tarifs techniques. Une rigueur accrue s’impose et le juste prix devient une vertu cardinale. D’autant que, la baisse des taux pèse sur le provisionnement des sinistres en particulier ceux des branches longues. Ce qui a pour effet d’en augmenter le coût avec un effet quasi mécanique sur les tarifs.

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Le Plan d’Epargne Retraite : c’est parti ! Il reste à convaincre les épargnants.

Le Pouvoirs publics mettent de l’ordre dans les dispositifs d’épargne-retraite complémentaire. Désormais, le PER qu’il soit collectif (PEReco) ou individuel (PERI) est le véhicule de retraite complémentaire. Il reste à réussir son arrivée sur le marché.

Le Gouvernement est ambitieux. Il vise 300 milliards d’€ d’encours en 2022 (230 Md€ aujourd’hui), mais reste modeste face à l’assurance-vie et ses 1700 milliards d’euros. Les assureurs, comme les banquiers et les autres distributeurs ont fourbi leurs arguments et montrent un appétit d’autant plus acéré que l’assurance vie est clairement en ligne de mire. Le danger de cannibaliser l’une au profit de l’autre et, au bout de compte, d’opérer un transfert sans accroître le volume global de la collecte est bien réel. Il faut donc être présent sur les deux fronts.

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La mort programmée des fonds en euros ?

L’ACPR fait part « de sa préoccupation majeure » sur l’évolution des fonds en euros donnant du relief aux déclarations de ceux qui considèrent qu’il faut passer à autre chose.

Depuis une dizaine d’années, les assureurs sont contraints de gérer leurs activités dans un environnement de taux bas. Depuis quelques mois, l’arrivée des taux négatifs rend la situation dangereuse et motive la prise de position de Bernard Delas, vice-président de l’ACPR.  Il appelle à renoncer aux produits en euros offrant à la fois la protection du capital et une liquidité permanente.

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La réglementation pénalise t’elle le business ?

Devant l’avalanche de textes réglementaires, les professionnels montrent de la lassitude face à ces nouvelles contraintes et d’aucuns arguent que leur activité est entravée.

C’est devenu un leitmotiv, nous ne pouvons plus nous concentrer comme il le faudrait sur notre métier, affirment de nombreux acteurs. De fait, en quelques années l’accumulation des textes peut donner le vertige et inquiéter sur des évolutions qui paraissent contrarier l’activité. En réalité, le législateur, et à travers lui les consommateurs, imposent progressivement un puissant mouvement qui contraint de passer de la commercialisation stricto sensu de produits d’assurance à une démarche élaborée de conseil.

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La Puissance publique s’attaque aux pratiques anticoncurrentielles

Les pouvoirs publics veulent faire respecter l’équilibre des relations entre les grands groupes et leurs partenaires, souvent des entreprises de tailles modestes.

La récente condamnation d’Amazon souligne une nouvelle fois, ici comme ailleurs, une volonté sans faille de la Puissance publique de mettre un terme aux déséquilibres sans réciprocité dans les relations commerciales. Dans toutes les relations commerciales, celles qui lient les acteurs de l’assurance n’y échappent pas. Il ne s’agit pas uniquement d’une question juridique, mais bien de la nature des relations économiques et in fine du respect de la valeur ajoutée dégagée par chacun des partenaires.

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Conformité : les filets se resserrent, les autorités en ont assez de l’à peu près !

Les deux textes emblématiques de 2018 (DDA & RGPD) conjuguent une même ambition : préserver les intérêts et l’intégrité du client. Les obligations en matière de pratiques commerciales qui en découlent sont formelles et les pouvoirs publics veulent qu’elles soient strictement respectées.

D’un côté, le CCSF* consulte en prévision d’un prochain avis. L’objet de ses préoccupations est alimenté par le nombre considérable de réclamations et de litiges. Il s’agit du démarchage téléphonique notamment de contrats d’assurance, plus précisément la vente « en un temps ».

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