REVOLUT VICTIME D’UNE CYBER-ATTAQUE PAR USURPATION D’IDENTITÉ ADMINISTRATIVE
L’affaire a éclaté lorsque des clients concernés ont commencé à recevoir des notifications de Revolut. L’entreprise a ensuite confirmé publiquement l’incident. Entre le 11 et le 12 septembre, quelqu’un a simplement écrit à Revolut depuis une adresse qui avait toutes les apparences de la légitimité ; la néobanque a répondu comme on répond à une autorité (la Police selon certains médias) qu’on ne songe pas à contredire.
Résultat : passeports, selfies de vérification et historiques de transactions Bitcoin de clients fortunés se sont retrouvés entre les mains d’inconnus. Aucun pare-feu n’a eu son mot à dire.
En effet, ce n’est pas la base de données de Revolut qui a été piratée. Revolut a transmis les informations en pensant répondre à une demande officielle.
La banque affirme avoir bloqué l’adresse utilisée et alerté l’agence gouvernementale concernée, les forces de l’ordre, les autorités de protection des données et les régulateurs financiers. Même si la néo-banque parle d’un nombre « limité » de clients, les conséquences potentielles restent sérieuses. L’incident arrive surtout à un moment délicat pour Revolut, qui revendique désormais environ 80 millions de clients et poursuit son expansion bancaire internationale.
Cette affaire met surtout en évidence une faille différente d’un piratage informatique classique : à quoi sert de protéger extrêmement bien ses serveurs si une fausse demande officielle peut suffire à faire sortir des données aussi sensibles ?
Source : Parlons finance, Journal du Coin, Clubic, 75 secondes