475.000 € D’AMENDES REQUIS PAR L’AMF CONTRE KERDIZ FINANCE ET SES DIRIGEANTS

par | 4 Mar 2026 | Articles à publier

Une vingtaine de griefs ont été reprochés à ce CIF et ses dirigeants, dont des manquements à des obligations « d’honnêteté », de « loyauté » et « professionnelle » envers leurs clients notamment, ainsi que dans la gestion de possibles conflits d’intérêt, a énuméré le représentant du collège de l’AMF à l’audience.

Compte tenu « d’un nombre hors norme de manquements caractérisés », ce dernier a requis une amende de « 300.000 euros » contre la société, de « 100.000 euros contre son ancien directeur général et actuel président, et de « 75.000 euros » contre son ancien directeur général délégué. Il a aussi demandé une interdiction d’exercice pour les deux dirigeants et pour la société.

Le coeur des manquements présumés s’articule autour d’emprunts obligataires de plusieurs sociétés liées au groupe Vivat Multitalent, à partir de 2020, et dont l’objectif était d’investir dans des projets immobiliers en Allemagne.

Ces sociétés « structurellement surendettées » et basées au Liechtenstein étaient « spécifiquement constituées pour réaliser une ou deux émissions obligataires en vue de financer des acquisitions à venir » ne disposaient « d’aucun actif significatif », permettant de sécuriser les créanciers. Et contrairement à ce qui était sous-entendu auprès de ses clients par Kerdiz, le groupe Vivat Multitalent n’avait « pas de lien capitalistique » avec ces sociétés, ce qui empêchait ce dernier d’être un garant solide en cas de défaut, a expliqué le rapporteur de l’AMF.

Malgré ces risques, ces produits « n’étaient absolument pas toxiques », et ont « suscité la satisfaction des clients », sans « aucun préjudice » et « ces derniers ont continué à y investir après que nous ayons arrêté leur distribution », a fait valoir l’avocat de la société.

Il a aussi été reproché à Kerdiz de ne pas avoir suffisamment mis en lumière la présence de Vivat à son capital, à hauteur de près de 30%, et de n’avoir pas réalisé de contrôle externe « pour encadrer les risques de conflits d’intérêt » suscités par cette situation.

Kerdiz se serait enfin « laissé présenter de manière ambigüe », à plusieurs reprises, comme un « prestataire de services d’investissement » ou « en cours d’agrément », alors même que l’AMF lui avait refusé ce qualificatif.

Source : Fortuneo

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