Billets d’humeur

Complémentaires Santé : reflet de bien des maux de la société française

Les complémentaires santé sont à nouveau dans la ligne de mire des Pouvoirs publics. Après un rapport au vitriol de la Cour des comptes, le ministre Véran vient de charger le HCCAM d’une mission de réflexion pour améliorer l’articulation entre l’assurance-maladie et les complémentaires. Bref, le débat sur la « grande Sécu » revient au cœur de l’été.

La critique de la Cour des comptes est rude. Certes, le système est perfectible, mais il s’agit bien d’un procès à charge et l’on se demande bien pourquoi, alors qu’elle estime, dans le même document, que le système est très « protecteur ». En effet, le rapport précise que « le système ainsi mis en place permet d’assurer à 96 % de la population une protection parmi les plus complètes, bien qu’en partie inégalitaire et au prix de dépenses fiscales et sociales très élevées (10 Md€) ». Il poursuit que « le haut niveau de couverture offert par le système français combinant assurance obligatoire et complémentaires, s’avère néanmoins coûteux, favorable aux salariés du secteur privé, au détriment de ceux du public et plus encore des inactifs, en particulier les retraités. Le dispositif public, la complémentaire santé solidaire, complexe, manque, par ailleurs, en partie sa cible, pourtant vulnérable ».

Lire la suite…

Le commissionnement entre les mains de doctrinaires-apprentis sorciers

Comme un serpent de mer, la question du commissionnement n’en finit pas de réapparaitre et d’agiter les débats entre fantasmes et recherches de solution universelle pour les marchés.

Y-a-t-il sujet plus sensible que celui des rémunérations, surtout pour ceux qui sont rémunérés au succès ? Evidemment, tout ce qui touche in fine aux équilibres économiques et au pouvoir d’achat est hautement inflammable. Mais aussi et surtout, il existe un lien étroit entre les modalités de calcul des rémunérations et l’activité. Brider les rémunérations de manière inconsidérée ou altérer durablement l’équilibre économique des acteurs se traduit systématiquement par une sanction sur l’activité générée avec, n’en doutons pas, des impacts sur la nature et la qualité des services rendus aux clients. Cette règle de bon sens est régulièrement bafouée. C’est ce que nous apprend l’analyse de l’évolution des commissions en Europe réalisée par le MEDI*. La fin des commissions sur certains marchés en Europe a eu plus d’impacts négatifs pour les consommateurs que pour les intermédiaires qui, peu ou prou, ont retrouvé leurs marges de manœuvre.

Lire la suite…

L’assurance demain ?

Sortie de crise ? Enfin, pas tout à fait. Le virus rôde encore, les décisions judiciaires des contentieux sur les pertes d’exploitation tombent, augmentant encore un peu plus la confusion. Les questions existentielles sur certaines activités de l’assurance s’aiguisent. Mais au fait qui se préoccupe de l’assurance demain ?

Une période délicate s’ouvre devant nous. La fin possible de la pandémie n’apaisera pas les tensions qu’elle a exacerbées. La crise a mis en pleine lumière les oppositions entre l’assurance et certains de ses clients, entre les assureurs eux-mêmes et avec les Pouvoirs publics. Heureusement, la santé financière des organismes d’assurance, déjà compliquée par la baisse persistante des taux, est restée bonne. D’aucuns se rassurent en se disant que, tout compte fait, la situation n’est pas inquiétante et que la vie va reprendre son cours.

Lire la suite…

Accord SCOR-Covéa :
quelle est la morale de l’histoire ?

Ces deux groupes majeurs de l’assurance enterrent la hache de guerre. Entre paix des braves et manœuvres financières, l’accord conclu, aussi satisfaisant soit-il, laisse un goût d’inachevé.

SCOR profite manifestement de la fin des hostilités, sa capitalisation boursière progresse fortement et il récupère une somme rondelette (20 millions d’euros). Covéa sort d’un guêpier et récupère une part du portefeuille vie irlandais de SCOR pour 1 milliard d’euros. Un tumulte ravageur semble s’apaiser sous les bons auspices de l’ACPR qui s’est appliquée à rapprocher les parties pour trouver une voie de sortie. Il reste qu’un contentieux rare par son intensité et par la dureté des accusations a opposé deux personnalités de l’assurance sur fond de dénonciations de pratiques qui seraient condamnables.

Lire la suite…

Les régimes des calamités agricoles et des catastrophes naturelles sont à bout de souffle !

Créés en 1964 pour l’un et en 1982 pour l’autre, ces deux dispositifs sont arrivés au bout de ce qu’ils peuvent, aujourd’hui et en l’état, apporter aux victimes d’évènements exceptionnels et inassurables.

Ces deux régimes ont été conçus pour indemniser les pertes matérielles aux biens, pour l’un, et aux récoltes pour l’autre. Dans les deux cas, le dispositif, bien que différent, permet d’intervenir lorsque l’assurance ne le peut plus car soit l’intensité de l’évènement soit les sommes potentiellement en cause sont en dehors des capacités des assureurs. Jusqu’à ces dernières années, ces dispositifs ont produit ce que l’on attendait d’eux. Au point d’inspirer l’éphémère projet CATEX suggéré par la FFA pour couvrir les entreprises contre les conséquences économiques d’une fermeture collective imposée par les pouvoirs publics.

Lire la suite…

Pandémie, confinement, qu’est qui change ?

La sortie du tunnel est en vue. L’assurance ne s’en sort pas trop mal, au moins sur le plan économique, mais divers signes montrent que bien des choses ont changé durablement.

Les assureurs ont, pour l’instant, traversé la crise sanitaire sans trop de dégâts. Il est encore trop tôt pour l’affirmer sachant qu’une grande partie de l’économie est encore sous perfusion. Mais les données disponibles pour 2020, et partiellement pour le premier trimestre 2021, confortent l’idée que la situation ne leur a pas échappé. Le secteur de l’assurance, dans son ensemble, a fait preuve de réactivité, il s’est adapté aux contraintes et, quoi que l’on dise, a assumé ses missions. Néanmoins, bien des choses ont bougé.

Lire la suite…

Les insuffisances de la régulation financière
L’ombre des subprimes plane encore

Wirecard, Greensill et Archegos, trois faillites qui secouent la planète financière, ravivent les souvenirs des subprimes et pointent du doigt les défaillances de la régulation.

Deux starts up de la finance et un hedge fund viennent de faire la démonstration que les mesures adoptées depuis la crise provoquée par les subprimes sont insuffisantes ou mal appliquées. L’argent (trop) abondant, des prises de risque non maîtrisées ou inconséquentes, des contrôles insuffisants et nous retrouvons les ingrédients qui ont conduit à la crise de 2007. A croire que nous n’avons rien appris. Ce qui n’est pas le cas, car les mesures prises ont renforcé la capacité de résistance des banques et les effets systémiques sont moins à craindre. Il n’empêche que les régulateurs allemand, britannique, français et suisse n’ont rien vu ou trop tardivement. Ce n’est donc pas une défaillance partielle ou localisée qui est en cause, mais plus sûrement des processus insuffisants et, au premier rang, un défaut de transparence.

Lire la suite…

Que faire du surplus d’épargne ?

Voilà bien un débat à la française. Les Français plus contraints que volontaires ont épargné plus de 100 milliards d’euros au-delà de leur épargne habituelle. Que faire de ce fruit de la pandémie ? Le taxer, l’orienter vers la consommation ou essayer de le stabiliser sur des placements durables ?

Ce surplus d’épargne est réalisé à 70% par 20% des ménages les plus aisés. A l’opposé de la pyramide, les ménages les moins favorisés ont plutôt puisé dans leurs réserves et se sont donc appauvris. Ce phénomène d’épargne a été également observé, toutes proportions gardées, à la suite des mesures gouvernementales en réponse à la crise des gilets jaunes. Les Français ont préféré épargner que dépenser. De fait, les économistes cherchent encore l’impact majeur qu’auraient dû produire sur la consommation les sommes ainsi distribuées. Les Français sont épargnants, c’est un trait de leurs comportements sur lequel il faut s’appuyer.

Lire la suite…

Sortir de la crise et assumer ses responsabilités

Les Pouvoirs publics sont à la manœuvre pour relancer l’économie et sortir de l’ornière les activités qui y sont embourbées. Ils lorgnent clairement sur les capacités d’investissement des assureurs, mais les marges d’action de ces derniers sont minces.

La crise est encore là, mais la sortie se profile. Il va donc falloir des moyens, surtout financiers, pour relancer les secteurs que les mesures de confinement ont fragilisés. De l’argent, il faut de l’argent. Or, les mesures gouvernementales prises pour éviter un effondrement général ont entamé les capacités étatiques. Il faut donc mobiliser des relais. Les regards se tournent vers l’assurance, pourtant si décriée, mais perçue comme un coffre-fort.

Lire la suite…

Le marché européen de l’assurance :
l’activité transfrontalière relance la question LPS* – LE**

L’un des enjeux de la DDA est de favoriser l’assurance transfrontalière. Le Brexit aurait pu mettre un coup d’arrêt à son essor certes modeste, mais réel. Il n’en est rien et la question de sa pratique en LPS* ou en LE** se pose avec acuité.

La difficile aventure du Brexit aurait pu calmer les velléités de ceux qui s’appuient sur les facultés ouvertes par le marché intérieur de l’assurance. Cela ne semble pas être le cas. Non pas que les consommateurs d’assurance se soient pris d’un brusque intérêt pour les offres de nos voisins. Plus surement, et suivant une pratique déjà installée depuis une vingtaine d’année, ce sont les courtiers français qui vont chercher des capacités ou des solutions en dehors des frontières de l’hexagone.

Lire la suite…

L’assurance retomberait-elle dans l’économie dirigée ?

Chassez le naturel, il revient au galop ! L’année du Covid a vu l’interventionnisme de l’Etat s’exprimer de la plus mauvaise des manières, menaçant de faire faire au secteur de l’assurance un bond en arrière de plusieurs dizaines d’années. Ce qui lui pose des questions sur les stratégies à conduire.

Depuis quelques mois, l’assurance est confrontée à l’interventionnisme de l’Etat. Cela a commencé avec les pertes d’exploitation. Les assureurs ont été sommés de faire leur devoir, faisant chorus aux revendications parfois délirantes des représentants des corporations les plus touchées ; le ministre des finances rappelant, fort opportunément, le coup de main apporté aux assureurs en leur permettant d’intégrer les PPB* dans le calcul de la solvabilité. Une demande de renvoi d’ascenseur en quelque sorte. Ceci avant que la tutelle régalienne ne rappelle qu’il ne fallait pas faire n’importe quoi au risque de mettre en péril la solidité financière des organismes d’assurance. Ce qui est dû, est dû, pas plus, pas moins. Sur ce même sujet, après constat que ces garanties dépassaient les capacités des assureurs et des réassureurs réunis, un projet fut élaboré par la FFA, sous le nom de CATEX, pour apporter des solutions même partielles. Le ministre de l’économie a rayé d’un trait de plume le projet qui nécessitait le concours des ressources de l’Etat, et semble-t-il sans appel.

Lire la suite…

La réforme du courtage

Un projet de loi chemine dans le processus législatif français, intitulé « réforme du courtage de l’assurance et du courtage en opérations de banque et en services de paiement ». Il suscite, en l’état, plus d’interrogations qu’il n’éclaire sur les bénéfices escomptés par cette « réforme ».

L’idée de départ est intéressante, aider les courtiers à gérer l’accumulation des contraintes réglementaires qui entrave, semble-t-il, leur exercice professionnel. Pour cela, une ou des associations professionnelles auraient pour mission de les accompagner afin qu’ils puissent satisfaire leurs obligations. Ces associations seraient titulaires d’une délégation de missions de service public. L’adhésion à l’une de ces associations serait obligatoire pour être courtier.

Lire la suite…

Les pratiques commerciales, un réel enjeu de valeur ajoutée

L’ACPR a annoncé clairement qu’en 2021 elle mettrait l’accent sur le respect des pratiques commerciales. Elle est dans son rôle, mais les distributeurs d’assurance ont un intérêt supérieur à s’y attacher le mieux possible, il y va de la réalité de leur métier.

Il y a entre chaque intermédiaire et son client une relation particulière, personnelle, à travers laquelle s’installe la confiance. Chacun le sait et l’expérimente tous les jours. Cette relation est source d’exigences. Elle impose la loyauté, la transparence et l’objectivité de la part de celui dont l’expérience et le niveau de compétence font un sachant. Le législateur en renforçant les obligations d’information et de conseil ne fait rien d’autre que de prendre acte et de normer cette réalité à laquelle la jurisprudence donne désormais corps.

Lire la suite…

Fin d’année à haut risque pour les renouvellements des contrats

La crise du Covid-19 entraine une large révision des garanties des pertes d’exploitation sans dommages, mais pas seulement. Tout ce qui peut s’analyser comme potentiellement à dimension systémique fait l’objet de mesures drastiques. Aux conditions de marché dégradées, il faut ajouter quelques milliers ou de dizaines de milliers de contrats suspendus au couperet du Brexit.

Les intermédiaires en assurance vivent des moments difficiles. Coincés entre les décisions des compagnies en forme de diktats, leurs clients pour beaucoup en détresse et leur responsabilité professionnelle, ils frisent la schizophrénie. Car les process de révision des portefeuilles sont des bulldozers que, semble-t-il, rien n’arrête. Les avenants déboulent chez les intermédiaires, imposant de les retourner signés dans des délais très courts sous peine de résiliation. Des modalités qui les mettent dans l’impossibilité d’assumer leurs obligations de conseils alors même que les nouvelles dispositions sont objectivement défavorables aux clients.

Lire la suite…

Serions-nous à l’heure des punitions ?

Après la taxation des complémentaires santé, le Gouvernement envisage de taxer les activités d’assurances de dommages et les représentants des restaurateurs* labélisent une multirisque professionnelle pour accueillir tous les déçus et les révoltés par le comportement des assureurs.

Nous sommes entrés dans un engrenage punitif dans lequel le défaut de maturité le dispute à une certaine forme d’irresponsabilité. La rationalité est absente des débats, le poids des lobbys s’affirme et l’interventionnisme le plus détestable refait son apparition sous la forme du chantage. Les assureurs n’ont pas été brillants et les pouvoirs publics, comme certains élus titillent la corde populiste. Bref, l’objectivité semble avoir déserté. Ce qui est hautement dangereux car cela sape la confiance et bloque tout échange un tant soit peu intelligent. Comment dialoguer avec des Pouvoirs publics suspicieux qui s’écartent de leurs fonctions de régulation et de contrôle pour se mêler de la gestion des entreprises ? L’économie dirigée, qui a prévalu jusqu’à la fin des années 90 où l’Etat autorisait ou pas les augmentations tarifaires et validait les clauses des contrats, serait-elle de retour ?

Lire la suite…

« L’AVENANT OU LA RESILIATION » ? Quand l’assureur abuse de ses droits.

L’avenant ou la résiliation ? Ça sonne quand même un peu comme « la bourse ou la vie » !

Ce sont pourtant bien ces pratiques critiquables que certains assureurs mettent en œuvre en ce moment à l’égard de leurs assurés professionnels, notamment restaurateurs. Une proposition d’avenant reformulant la clause de garantie en cas de perte d’exploitation liée à une épidémie leur est adressée : l’événement serait désormais exclu du contrat. En cas de refus de cette diminution de garantie, l’assureur résilie. A noter que ceci concerne une minorité de contrats : seuls 7%, selon l’ACPR, comporteraient cette garantie.

Lire la suite…

Les assurtechs tiennent-elles leurs promesses de disruption ?

Les assurtechs disruptent-elles l’assurance ? Ont-elles réussi à déborder les organisations actuelles et installer leurs modèles ? Quelle influence ont-elles sur l’évolution des acteurs en place ? 

Depuis une dizaine d’années les assurtechs, ces startups qui ambitionnent de disrupter l’assurance, ont commencé à s’installer avec la ferme intention de capter des parts de marché significatives. Version épurée de la révolution numérique, elles proposent une nouvelle approche de l’expérience client et des process qui réduisent les coûts de fonctionnement. Leur rencontre avec le mur de la réalité a sérieusement freiné leurs élans, même si certains succès préfigurent ce que pourrait être l’assurance 3.0.

Lire la suite…

La Covid 19, où en sommes-nous ? Les marchés résistent, les organisations se maintiennent et les clients sont servis

La Covid 19 aurait pu mettre les marchés sous cloche. Il n’en est rien, ils bougent. Les acteurs de la banque et de l’assurance sont en mouvement.

Beaucoup retiennent leur souffle, attentifs aux conséquences à court et moyen terme sur la santé et aux dégâts sur le tissu économique. Ils craignent, à juste titre, les conséquences évidentes sur les comptes d’exploitation des entreprises et sur les résultats techniques des assureurs. Le brouillard persiste, mais chacun pressent que le choc sera sévère et certains s’inquiètent.

Lire la suite…

Quand l’assurance est là où on l’attendait !

Une catastrophe naturelle de grande ampleur avec une multitude de drames individuels sera prise en charge, sur le plan matériel, par une organisation rodée, efficace et qui fait l’unanimité. Elle l’a déjà démontré et le démontrera encore.

L’arrière-pays Niçois est meurtri. Des intempéries d’une puissance inhabituelle ont dévasté les vallées des Alpes-Maritimes, laissant derrière elles des dégâts considérables et des victimes choquées et désemparées. La solidarité nationale, depuis les premières heures, prend en charge les sinistrés. Ensuite, il faudra évaluer les dégâts et indemniser les victimes d’autant plus rapidement que beaucoup d’entre elles ont tout perdu. Et, c’est là que les assureurs démontreront qu’ils savent être là quand il le faut. En grande partie, parce qu’ils s’y préparent depuis longtemps et tout comme les secours, ils ont anticipé ces situations.

Lire la suite…

Les incontournables vieux réseaux physiques

Les réseaux bancaires sont dans la tourmente : fermeture d’agences, fusion des réseaux, marche forcée vers la digitalisation des parcours clients. Les agences sont-elles condamnées ou plus certainement confrontées à un modèle économique intenable ?

Depuis plusieurs années, les banques l’annoncent : elles vont fermer des agences bancaires. Désertées par les clients, elle ne sont plus indispensables au maintien de la relation client. Surtout leur coût serait devenu prohibitif. Un argument qui met en évidence un modèle économique dans lequel il n’y a guère de corrélation entre les services rendus aux clients et le financement de ces services. Les taux bas pèsent durement sur la rentabilité des banques et les frais perçus sont très éloignés du prix de ces services. Bref, le fossé est bien large. D’autant que les clients ne sont pas enclins à payer plus cher des prestations dont ils ne perçoivent pas vraiment la réalité.

Lire la suite…

Les Assureurs seraient-ils punis ?

Les complémentaires santé seront taxées d’une « contribution de solidarité exceptionnelle de 1.5 milliards d’euros ». L’assurance n’a pas bonne presse, c’est un bon argument pour la mettre en coupe réglée.

La raison invoquée est que ces organismes auraient économisé 2 milliards d’euros lors de la période du confinement. Une cagnotte qu’il convient de vider le plus vite possible. Ce qui étonne, c’est l’empressement des gouvernants alors que pour l’instant personne n’en connait la réalité précise tant que les comptes ne sont pas arrêtés. Certes, des estimations circulent, mais ce ne sont que des supputations, estimations, projections, comme on voudra, l’exercice est en cours.

Lire la suite…

La distribution des services financiers : des modèles économiques en question

Assurance et banque sont confrontées à une remise en cause du modèle économique de leurs systèmes de distribution. Si le Covid-19 n’y est pour rien, il accélère néanmoins le jeu des contraintes.

Les banques sont confrontées, depuis plusieurs années, à une baisse constante de leurs revenus. Elles ne parviennent pas à produire, sur leurs métiers traditionnels, les ressources pour financer leurs réseaux de distribution. Au point que leurs nouvelles activités, l’assurance notamment, sont indispensables pour en assurer l’équilibre d’exploitation. Ce qui a, par ailleurs, conduit la plupart d’entre elles à accélérer la digitalisation de leurs prestations et à reconfigurer les agences avec à la clé une nette réduction du nombre de points de ventes.

Lire la suite…

COVID-19 : l’évaluation des risques en défaut !

L’état des lieux de l’ACPR sur les garanties « pertes d’exploitation » donne une vision quantitative, mais soulève plusieurs questions sur la connaissance par les assureurs de la réalité de leurs engagements.

Moins de 3 % (2.6) des contrats de pertes d’exploitation ont une garantie Evènement COVID-19 et 4.1% peut-être ou peut-être pas. Pour 93 % la réponse est donc non. Outre le fait, qu’un tout petit nombre de contrats permet d’envisager une indemnisation, pour un nombre non négligeable (4%) ça se discute. Ce qui n’a pas échappé à l’ACPR qui rappelle les assureurs à quelques règles évidentes.

Lire la suite…

Covid 19, évaluation des besoins et gouvernance produits

Le débat sur le contenu objectif des garanties et la réalité de l’évaluation des besoins mérite d’être posé, notamment à propos des pertes d’exploitation sans dommage. La période que nous venons de traverser constitue un cas d’école.

Evaluer les besoins et proposer des garanties adaptées sont au cœur de l’activité des organismes d’assurances et des intermédiaires. Cette responsabilité est renforcée, depuis bientôt deux ans, par deux dispositifs complémentaires portés par la Directive distribution. Le premier concerne plus spécifiquement les distributeurs qui doivent formaliser par écrit l’évaluation des besoins de leurs clients, ce qui doit aider à poser les bonnes questions et à éviter l’à peu près. Le second impose aux assureurs un processus de validation des produits avant leur mise sur le marché (POG). En réalité, ils doivent s’efforcer de répondre aux besoins réels des clients.

Lire la suite…

A quoi sert l’assurance ?

Il est urgent de rappeler à nos concitoyens ce qu’est l’économie de l’assurance pour ne pas la confondre avec un simple dispositif de redistribution.

Cette période d’incertitudes et de turbulences fait ressortir tous les aspects de la facilité intellectuelle, de l’inculture, de la mauvaise foi, des approximations et du chantage. C’est inquiétant, à plus d’un titre, mais les « assureurs » terme générique qui englobe tous ceux qui travaillent dans l’assurance en sont en partie responsable. Entre nous, professionnels nous savons que l’assurance est un système qui permet de se prémunir contre les conséquences financières et économiques liées à la survenance d’un risque. Mais qui le sait au-delà de notre cercle ?

Lire la suite…

Déconfiner ! Une seule voie, l’action

Déconfinés ? Enfin pas tout à fait, mais il est temps de passer à autre chose. Ne serait-ce que pour se démarquer de cette période pendant laquelle l’assurance a été sérieusement chahutée.

Depuis quatre jours, la France sort de cet engourdissement qui l’accable depuis deux mois. Pour l’assurance et ses représentants, il est temps d’aller de l’avant. Il faudra bien sûr tirer des enseignements de cette crise dont elle sort discréditée alors même que l’essence de son métier est d’aider ses clients à affronter leurs difficultés. Pour l’instant, il faut recommencer à regarder devant soi.

Lire la suite…

L’assurance atteinte par le soupçon !

Les débats qui entourent l’applicabilité des garanties de pertes d’exploitation s’alourdissent d’un nouvel épisode : celui du soupçon. La garantie est-elle acquise ? Oui ou non. Faute d’y répondre de manière claire, le soupçon se propage, c’est un véritable poison.

Le président du Crédit mutuel annonce, en s’assurant d’un bon relais dans les médias, que sa filiale assurances de dommages va distribuer des aides significatives pour « répondre à l’inquiétude de nos clients professionnels ». Une prime forfaitaire d’en moyenne 7000 euros destinée donc à compenser l’absence de prise en charge des pertes d’exploitation et cela pour un coût total de 200 M€. Au micro de France inter, il précise que la garantie n’est pas acquise. Ce qui justifie les aides mises en place. Donc, pas de garantie, mais des libéralités pour marquer la solidarité.

Lire la suite…

L’humiliation !

La loi de finance rectificative place sous surveillance les organismes d’assurance pour vérifier qu’ils tiendront leurs engagements. Une humiliation.

Le Parlement* demande au gouvernement de lui faire un rapport avant le 1er juillet prochain sur le fonds de solidarité institué par l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020. Ce rapport doit présenter les engagements de toute nature pris par les entreprises, en particulier celles du secteur des assurances, pour soutenir l’économie dans le cadre de la crise sanitaire et économique actuelle. Il précisera les montants prévus et ceux effectivement engagés, notamment s’agissant des mesures prévues par le secteur des assurances en matière d’investissements dans le secteur de la santé. Enfin, il donnera l’évolution globale et par type de risque, depuis le 1er juillet 2019, de la sinistralité et des sommes engagées au titre de l’indemnisation des sinistres. L’assurance est nommément ciblée, elle est même le seul secteur d’activité qui le soit.

Lire la suite…

Les questions que pose la solidité financière de Millénium (MIC)

Cette société d’assurance* établie à Gibraltar affiche un ratio de solvabilité règlementaire de 144% en 2018. Néanmoins ce niveau de solidité financière en apparence satisfaisant semblerait s’appuyer sur une qualité de données insuffisante pour apprécier réellement le niveau de fonds propres et si ceux-ci sont conformes à ceux requis par Solvabilité II.

D’après une opinion de la start-up Castom, les valorisations de certains actifs et passifs semblent surprenantes notamment en raison de leurs brusques et importantes évolutions « favorables ». Ce qui pose la question de leur mobilisation en cas de besoin. Le SCR (Solvency Capital Requirement) qui représente le capital nécessaire pour absorber le choc provoqué par un risque majeur (par exemple : un sinistre exceptionnel, un choc sur les actifs…) devrait être relevé. D’autant que la baisse des taux et des révisions règlementaires prudentielles qui s’en suivront pourraient conduire à une diminution significative du ratio de solvabilité de MIC.

Lire la suite…

Le coronavirus renforce les comportements éthiques

Les périodes inédites et donc sans repère font émerger des comportements qui sans être nouveaux imposent ou réactivent des règles différentes, oubliées ou négligées. L’éthique est de celles-là.

La crise, que nous vivons, fait cohabiter le meilleur et le pire. Le dévouement jusqu’à l’abnégation, plus modestement l’acceptation de règles de confinement contraignantes dont l’objectif est de protéger les autres en se préservant soi-même.

Lire la suite…

Les assureurs dans l’œil du cyclone

Sous la pression des politiques et face aux réalités économiques, les assureurs vont être confrontés à une situation pénible. Il va leur falloir des nerfs d’acier et beaucoup de pédagogie.

Les Pouvoirs Publics invitent les assureurs à restituer aux clients le montant des sinistres non survenus dans la période de confinement. Voilà le grand retour de l’interventionnisme d’Etat, généralement incohérent voire contradictoire. Ce sont les mêmes responsables qui ont satisfait au lobbying en acceptant que les Ppb soient intégrées dans le calcul des marges de solvabilité. Une opération de cosmétique de grande ampleur destinée à adoucir la dureté de la baisse des taux.

Lire la suite…

La technologie à l’heure du confinement

L’utilisation massive des technologies dans les activités d’assurance et de banque développe puissamment l’usage du télétravail. Elle préfigure une évolution notable des modes d’organisation.

Confinées et sans l’usage intensif des technologies, les activités d’assurance seraient à l’arrêt. Les relations avec les clients rendues impossibles. Entre télétravail et visio-conférences, des modes d’organisation différents se sont très largement diffusés. Certes, ces pratiques et les outils qui les permettent ne sont pas nouveaux, mais la nécessité faisant loi, leur utilisation a explosé. Il y a fort à parier que la crise passée, le retour au bureau ne se fera pas de la même manière que précédemment.

Lire la suite…

Droit de réponse : LPS, assurance construction…un long roman noir

Le marché de l’assurance construction vit une situation difficile. La faillite d’un certain nombre d’assureurs laisse plusieurs dizaines de milliers de clients dans la panade. Qu’avons-nous appris de ces situations pour éviter qu’elles ne se reproduisent ?

60 000 assurés français sont confrontés à la faillite d’Elite dont l’administrateur judiciaire (Pricewaterhouse Coopers) vient de confirmer qu’aucun système de compensation n’est prévu. Ce seul assureur, intervenant en LPS, a près d’un million de débiteurs, outre la France, 860 000 en Grande-Bretagne et 10 000 en Italie. Il n’est pas le seul, la déconfiture a frappé plusieurs compagnies et nous retrouvons peu ou prou toujours les mêmes ingrédients : faible compétence en matière de risques et de pratiques des marchés, solvabilité insuffisante, vigilance des intermédiaires prise en défaut et régulateur défaillant.

Lire la suite…

LA CHAINE DES RESPONSABILITES DANS LA DISTRIBUTION
Certains responsables et d’autres non ?

La prudence excessive du régulateur le conduit à une sélectivité dans ses contrôles puis ses sanctions, dans une mesure qui pourrait s’apparenter à de la connivence. Ainsi confortés, porteurs de risques et courtiers grossistes restent dans l’ombre, laissant assumer les courtiers finaux en bout de chaîne. Quant au consommateur il reste confronté à une situation que le législateur a voulu corriger… en attendant que d’autres intervenants le défendent (associations, tribunaux…). Et l’auto-régulation du courtage n’y changera rien. Pourtant, en théorie, tout devrait aller si bien…

La théorie, c’est la forte réglementation de la sous-traitance par solvabilité 2.
La sous-traitance, c’est « un accord, quelle que soit sa forme, conclu entre une entreprise d’assurances ou de réassurance et un prestataire de services, soumis ou non à un contrôle, en vertu duquel ce prestataire de services exécute, soit directement, soit en recourant lui-même à la sous-traitance, une procédure, un service ou une activité, qui serait autrement exécutée par l’entreprise d’assurance ou de réassurance elle-même ».

Lire la suite…

Que Choisir sort de son rôle !

Que choisir devient intermédiaire en assurance. Sa filiale (SAS Que Choisir) s’associe avec un courtier pour intervenir sur le marché de l’assurance emprunteur.

C’est un mauvais choix. En devenant un acteur du marché, la mythique association de consommateurs altère sa crédibilité et se met dans une position potentielle de conflits d’intérêts. Toutes les bonnes raisons qu’elle avance n’y changent rien, en devenant MIA (Mandataire d’intermédiaire en assurance) Que Choisir brouille son image.

Lire la suite…

LPS, assurance construction…
un long roman noir

Le marché de l’assurance construction vit une situation difficile. La faillite d’un certain nombre d’assureurs laisse plusieurs dizaines de milliers de clients dans la panade. Qu’avons-nous appris de ces situations pour éviter qu’elles ne se reproduisent ?

60 000 assurés français sont confrontés à la faillite d’Elite dont l’administrateur judiciaire (Pricewaterhouse Coopers) vient de confirmer qu’aucun système de compensation n’est prévu. Ce seul assureur, intervenant en LPS, a près d’un million de débiteurs, outre la France, 860 000 en Grande-Bretagne et 10 000 en Italie. Il n’est pas le seul, la déconfiture a frappé plusieurs compagnies et nous retrouvons peu ou prou toujours les mêmes ingrédients : faible compétence en matière de risques et de pratiques des marchés, solvabilité insuffisante, vigilance des intermédiaires prise en défaut et régulateur défaillant.

Lire la suite…

Assurance vie et intégration des PPB – Les assureurs ont gagné, les épargnants subissent et la transparence est perdante

Ainsi donc les PPB* viennent au secours des fonds propres des assureurs. In fine, les épargnants, auxquels personne n’a rien demandé, vont soutenir les ratios de solvabilité des assureurs vie.

L’effet d’affichage est réel. La situation globale de l’assurance-vie verra ses fonds propres gonfler alors qu’en réalité rien, absolument rien, n’aura changé. Par un artifice, les provisions pour participation aux bénéfices*(PPB) qui reviennent aux assurés intègrent pour partie les fonds propres. L’impact est significatif. Ces sommes sont évaluées à une cinquantaine de milliards d’€. L’ACPR pour 2019, autorise d’en affecter environ 70% (entre 35 et 40 milliards d’€) et donc de les intégrer en fonds propres Solvabilité II (ce chiffre n’est pas figé. Il est sujet à fluctuation selon les assureurs car dépendant notamment de la situation de chaque compagnie, de la finesse de ses calculs d’évaluation et de l’historique de dotation de la PPB).

Lire la suite…

L’Afer lance un appel pour organiser
des assises de l’assurance vie.

En annonçant un taux de rendement de 1,85% Gérard Bekerman, le président de l’Afer, fait le constat que l’assurance vie est dans une passe délicate. Si le taux net servi par l’association reste au-dessus de ceux du secteur son écart avec l’inflation tend à sérieusement se réduire.

Depuis les années 90, l’Afer est la référence. Elle a toujours délivré un des meilleurs rendements du marché. A l‘évidence, ces belles années sont derrière nous, pour l’Afer comme pour tous les acteurs de l’assurance vie.

Lire la suite…

Il est dangereux de jouer
avec les ratios de solvabilité

La baisse des taux met sous contrainte les marges de solvabilité des assureurs. Certains d’entre eux demandent aux Pouvoirs publics d’en assouplir les règles. Ces derniers n’y seraient, semble-t ’il, pas hostiles. Mais changer cette règle est dangereux.

La marge de solvabilité est destinée à garantir les engagements des organismes d’assurance à l’égard des assurés. Elle doit leur permettre de faire face aux aléas liés à leur activité d’assureur. En cela, elle est sanctuarisée et doit le rester surtout lors des périodes de turbulences. La petite musique de certains représentants professionnels qui demandent aux Pouvoirs publics d’assouplir la règle en intégrant dans son calcul les provisions pour participation aux excédents (PPE) n’est pas acceptable.

Lire la suite…

Vers l’interdiction du démarchage téléphonique ?

Une proposition de loi vient d’être déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale. Elle vise à interdire purement et simplement le démarchage téléphonique et afin d’éviter un effet de substitution le démarchage par messages interpersonnels courts (SMS).

“La prospection commerciale par téléphone et message interpersonnel court est interdite.” Telle est la formulation lapidaire que les auteurs de cette proposition de loi ont retenue. Ce qui reviendrait à interdire la vente à distance, mais aussi les appels téléphoniques visant une prise de contact ou de rendez-vous même sans objectif commercial immédiat. Sont cités les compagnies d’assurance, les opérateurs de téléphonie mobile et plus récemment les professionnels de l’isolation vantant le principe de « l’isolation à 1 euro » précise l’exposé des motifs.

Lire la suite…

MULTINATIONALES :
Avalanche de sanctions

Des amendes considérables voire astronomiques, viennent d’être annoncées en moins d’un mois depuis la France, l’Europe et les Etats-Unis.

Elles sont effectives ou en perspective et frappent diverses multinationales. Leur dénominateur commun : le non-respect, quand il ne s’agit pas de contournement délibéré, de réglementations protectrices de la concurrence et/ou du consommateur.

L’Europe avait déjà sanctionné GOOGLE en 2018 (5 milliards de $) pour ses pratiques anti-concurrentielles liées au système Androïd. Aujourd’hui, c’est AMAZON qui est visée depuis le 17 juillet par une enquête sur le même fondement pour son exploitation des données des vendeurs indépendants utilisant sa marketplace. L’amende encourue pourrait atteindre 23 milliards de $ (10% du CA).

Lire la suite…

FORMALISME DE LA RESILIATION – Attention, il y a du désordre à anticiper…

En voulant simplifier le processus de résiliation, le législateur risque d’avoir distillé les ferments d’une belle pagaille !

Issue de la loi du 14 juillet sur la résiliation des complémentaires santé et applicable au plus tard en décembre 2020 (décret en attente), la nouvelle rédaction des articles L 113-12 et L 113-14 du Code des assurances remanie sensiblement le formalisme de la résiliation d’un contrat d’assurance en général.

Le courrier recommandé AR ne sera plus obligatoire, sauf dans certains cas (démarchage, assurance emprunteur, assurance vie).

Lire la suite…

La dictature de l’exemplarité

Ne nous y trompons pas. La mini tempête qui vient d’emporter un ministre de la République est l’expression d’une intolérance croissante des citoyens à des comportements qu’ils jugent anormaux. Et, cette intolérance n’est pas circonscrite aux hommes politiques.

L’épisode gouvernemental qui s’est soldé par la démission d’un ministre d’Etat n’est pas seulement le résultat de joutes médiatico – politiques. Il résulte d’une aspiration profonde à des comportements différents. Cette aspiration n’est pas, tant s’en faut, circonscrite à la sphère politique, elle est un fait de société. Ce n’est pas nouveau, mais l’importance des médias sociaux, la dictature de l’immédiateté créent de puissants mouvements, parfois proches de l’outrance et très éloignés d’une analyse sereine des faits et donc de l’objectivité, mais c’est ainsi. L’exemplarité est devenue la dimension suprême à l’aune du tribunal de l’opinion publique.

Lire la suite…

La vertu des sanctions financières

L’AMF, l’ACPR, la DGCCRF et tout récemment le Parquet national financier infligent des amendes d’un montant inédit. Certains applaudissent, d’autres frémissent. D’autant qu’elles sont assorties de publicité.

Le législateur veut être écouté. La forte progression des sanctions montre qu’il s’en donne les moyens. Qu’il s’agisse d’infractions fiscales, de pratiques commerciales trompeuses ou encore de manquements justifiant une sanction administrative. Manifestement, les motifs qui fondent ces décisions ne souffrent pas, semble-t-il, de débats et peu font l’objet d’un recours en appel. Le second levier sur lequel les Autorités jouent est celui de la publicité des décisions. A la plaie d’argent, s’ajoute l’effet d’image dont les conséquences peuvent être tout aussi lourdes.

Lire la suite…

Un courtier dans les griffes
de la Répression des Fraudes (DGCCRF)

Depuis déjà longtemps, l’assurance affinitaire était une préoccupation pour les autorités qui alertaient sur la nécessité de respecter la réglementation. Une lourde sanction vient rappeler que les autorités veulent que les règles soient respectées.

Les médias se sont emparés de cette lourde sanction (10 millions d’euros) avec les approximations dont ils sont coutumiers : l’assureur, le courtier de la Fnac, etc. Quoiqu’il en soit, nul ne peut s’en réjouir. Une fois encore, l’image de l’assurance ne sort pas grandie de cet épisode. Au-delà du respect des règles, le courtier sanctionné a sous-estimé l’insupportabilité de certaines pratiques que les consommateurs et leurs représentants ne veulent plus, vraiment plus, rencontrer. Les associations de consommateurs et en l’occurrence UFC Que choisir ont porté le fer.

Lire la suite…

Merci l’Europe !

En un quart de siècle, le marché unique de l’assurance est devenu une réalité. Il a puissamment aidé de nombreux Etats, dont la France, à progresser dans la protection des consommateurs et dans l’harmonisation des règles de la concurrence.

Il y a 25 ans, le code des assurances français figurait parmi les plus avancés en Europe, mais il ne concernait qu’une part de l’activité de l’assurance. Les mutualistes avaient le code de la mutualité et les Institutions de prévoyance celui de la Sécurité sociale. Les obligations n’étaient pas les mêmes. Les entreprises régies par le Code des assurances n’étaient pas toutes logées à la même enseigne. Certaines bénéficiaient d’exonérations des règles de présentation des opérations d’assurances et des secteurs entiers jouissaient de conditions fiscales privilégiées. Bref, tous les acteurs n’étaient pas traités de la même manière. Les distorsions de concurrence étaient patentes.

Lire la suite…

Le feuilleton : BREXIT or not BREXIT ? Episode 3 saison 2 – l’ère des regrets

A un moins d’un mois de l’entrée en vigueur prévue pour le Brexit, les médias évoquent de plus en plus son report ; si les britanniques le demandaient, l’UE ne s’y opposerait pas.

De combien, ce report ? On parle de 3 mois mais aussi de fin 2020.

Mais en l’état, qu’apporterait un report sinon la prolongation du flou et de nouvelles complications ?

Depuis près de 3 ans (juin 2016) les britanniques se sont prononcés en faveur de la sortie de l’UE. Force est de constater que sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres (DDA, RGPD…) procrastination et impréparation sont quasi-générales, comme si le pied du mur était devenu le seul déclic efficace. Et encore, puisqu’on parle à présent de déplacer le mur…

Lire la suite…

Contactez-nous